Représentation politique et concertation

1. CPMT

La Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) est une instance nationale de concertation qui regroupe des représentants des employeurs, de la main-d’œuvre, du milieu de l’enseignement, des organismes communautaires et gouvernementaux, tous préoccupés d’améliorer le fonctionnement du marché du travail. La Coalition est représentée à la Commission par trois déléguées du milieu communautaire, soit madame Sylvie Roy du ROSEPH, madame Martine Roy du RCJEQ et madame Sherolyn Moon Dahmé du RQuODE. La Commission contribue notamment à l’identification et la mise en œuvre de solutions liées au maintien et à la progression du niveau de vie des Québécois.

Quatre grandes orientations structurent son action, dont les deux premières sont également à la base du plan d’action d’Emploi-Québec, soit celles de contribuer à l’amélioration de la productivité et de favoriser l’augmentation du taux d’emploi. À cet égard, la Coalition n’a eu de cesse, au cours des dernières années, de faire valoir la complémentarité de ces deux orientations et de démontrer que l’intégration en emploi des personnes éloignées du marché du travail contribue directement à l’atteinte de ces deux objectifs.

Comme toute organisation, la CPMT fait face à des changements et doit s'adapter au contexte mouvant dans lequel elle évolue. Afin de continuer à bien répondre à son mandat et ainsi, contribuer activement au développement de la main-d'œuvre et de l'emploi au Québec, la Commission a entrepris un exercice de planification stratégique, en consultant les acteurs-clés du domaine d'activité. Tous ont convenu d'une mission et de valeurs mobilisatrices autour de cette vision ambitieuse : en 2020, en réponse aux besoins du marché du travail, la Commission aura contribué pleinement à la reconnaissance du Québec comme modèle de société apprenante et de réalisation du potentiel des personnes.

Pour mener à bien ses travaux, la CPMT dispose de quatre groupes de travail permanents. Les groupes de travail sont mandatés par la Commission afin de lui adresser des recommandations en vue de ses prises de décision. Leurs mandats sont révisés annuellement par la Commission, en fonction de ses défis et priorités.

1.1 Groupe de travail sur la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre

Ce groupe de travail se préoccupe de la conformité de l’application de la loi et de ses règlements et veille à ce que les orientations de la Commission s’y reflètent. Il s’assure de l’élaboration et de l’application des programmes du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et de son plan annuel d’affectation des ressources, en lien avec les orientations de la Commission. Il transmet notamment ses recommandations concernant les demandes de subvention en matière d’intervention sectorielle, de mutuelle de formation et de recherche appliquée.

Historiquement, les représentants de la Coalition à ce groupe de travail ont plaidé en faveur du développement des mutuelles de formation, efforts qui se sont concrétisés au fil des ans dans les programmes du Fonds de développement de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et qui ont trouvé écho dans les sommes dévolues aux mutuelles dans le Pacte pour l’emploi. Quant aux priorités établies pour les programmes du Fonds, la Coalition a toujours insisté sur l’importance de l’alphabétisation, de la formation de base et de la francisation; approche également préconisée aujourd’hui par la Commission.

1.2 Groupe de travail sur l’apprentissage en milieu de travail et sur l'intervention sectorielle

Ce groupe de travail poursuit la mise en œuvre du Cadre de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et en suit l’opérationnalisation, tout en suscitant le développement d’orientations complémentaires. Il examine également les projets en lien avec le cadre soumis à la Commission par les comités sectoriels de main-d’œuvre et émet des recommandations relatives à l’attribution d’un financement pour l’élaboration d’une norme professionnelle. La Coalition a contribué à ces travaux en soutenant d’abord l’importance de reconnaître les compétences des travailleurs n’ayant pas de qualification reconnue, et ce, souvent lié à un apprentissage de leur métier s’étant déroulé à l’extérieur d’un cadre scolaire. Ce faisant, la Coalition reconnaît que les milieux de travail sont autant de lieux d’apprentissage permettant l’identification, l’évaluation et la reconnaissance des compétences qui y sont acquises. Si l’étape première a été «naturellement» de mettre en place les dispositifs de reconnaissance pour les travailleurs en emploi, au cours des deux dernières années, la Coalition a également dirigé ses interventions vers l’accès aux travailleurs sans emploi. Des projets pilotes qui sont en cours nous permettront de mieux saisir les défis et opportunités d’une telle approche.

1.3 Groupe de travail sur la formation continue

Ce groupe de travail conseille la Commission quant aux priorités, orientations et décisions à privilégier en matière de formation continue. À cet effet, il a contribué à l’établissement des priorités du prochain plan d’action de la Politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue et assurera à terme un suivi. Enfin, il guide, entre autres, la Commission sur les actions favorables au rehaussement de la formation de base en emploi.

Certes, la Coalition a soutenu l’importance de faire de la formation de base une « priorité nationale » dans le prochain plan d’action de la Politique. Parallèlement, et de manière plus générale, nous soutenons également l’importance d’une reconnaissance effective de la multiplicité et de la diversité des lieux de formation. À cet égard, dans le contexte économique et démographique qui nous attend et qui fera de la formation et de la qualification une clé quasi incontournable du marché du travail, les représentants de la Coalition à ce groupe de travail devront à la fois faire valoir le travail de formation réalisé dans les organismes communautaires, tout en poursuivant la réflexion sur l’évolution du rôle du milieu communautaire en matière de formation continue.

1.4 Groupe de travail sur les mesures et services d’Emploi-Québec liés
à la Loi 150

Ce groupe de travail agit en conformité avec les responsabilités prévues à la Loi sur le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et sur la Commission des partenaires du marché du travail. Son but est d’assurer la cohérence des interventions en matière de développement de la main-d’œuvre et de l’emploi. À cet égard, il soutient la Commission dans des décisions relatives à la mise en œuvre et à la gestion des mesures et des programmes relevant du ministre. Ce groupe de travail assure la prise en compte des préoccupations et de la contribution des partenaires du marché du travail dans l’évolution et la révision des mesures et des services d’emploi, notamment dans le contexte de la vision organisationnelle d’Emploi-Québec.

Au cours des dernières années, la Coalition a déployé beaucoup d’énergie pour susciter la détermination d’orientations générales en matière d’accompagnement. Soutenant que les démarches d’insertion vers l’emploi devaient être perçues dans leur globalité, nos représentantes ont su faire en sorte que les orientations fixées reconnaissent la complexité du travail des organismes. Celui-ci vise non seulement à faciliter l’accès à l’emploi à des personnes fortement défavorisées sur ce plan, mais également et surtout, à favoriser leur maintien durable en emploi. À cet égard, outre l’accompagnement des personnes, c’est le rôle même des organismes vis-à-vis d’Emploi-Québec qui a fait l’objet de réflexions qui se sont maintenant discutées au Forum national Emploi-Québec/Ressources externes.

2. Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire

La Coalition s’implique très activement au Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC). L'organisme se préoccupe de valoriser les métiers et professions et de favoriser l’accès au financement pour la formation et le développement de la main-d’œuvre du secteur communautaire et de l’économie sociale. Le Comité sectoriel travaille également à créer des outils de formation, ainsi qu’à offrir soutien et accompagnement aux regroupements qui souhaitent effectuer des diagnostics sous-sectoriels de main-d’œuvre et de besoins de formation. La directrice de la Coalition, madame Mylène Leduc, est membre du Conseil d'administration du CSMO-ÉSAC et elle participe au Groupe national pour l'amélioration des conditions de travail.

3. Institut de coopération pour l’éducation des adultes

Depuis déjà de nombreuses années, la Coalition travaille en étroite collaboration avec l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) sur de nombreux dossiers dont, au premier titre, la reconnaissance des compétences génériques et la politique gouvernementale de formation continue et d’éducation des adultes. La directrice de la Coalition siège au Comité national de coordination de la Semaine québécoise des adultes en formation et elle participe également au Comité de pilotage du projet Jeunes ambassadeurs du savoir.

4. Groupe des partenaires pour la solidarité

La directrice de la Coalition fait partie du Groupe des partenaires pour la solidarité (GPS), qui vise à soutenir les efforts de la ministre et du gouvernement dans le déploiement du Plan gouvernemental pour la solidarité et l'inclusion sociale. Le Groupe des partenaires est appelé à favoriser une plus grande cohérence des actions en incitant un ensemble de partenaires à unir leurs efforts autour de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, appuyer le développement de plans d’action régionaux et autochtones dans le respect des spécificités régionales et autochtones et enfin, mobiliser et susciter l’engagement de la société dans une perspective de développement durable, et ce, à l’échelle nationale, régionale et locale.