CPMT
La Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) est une instance nationale de concertation qui regroupe des représentants des employeurs, de la main-d’œuvre, du milieu de l’enseignement, des organismes communautaires et d’organismes gouvernementaux, tous préoccupés d’améliorer le fonctionnement du marché du travail. En 2009-2010, ce sont madame Sylvie Roy, présidente de la COCDMO et monsieur Richard Desjardins, également membre du conseil d’administration, qui représente la Coalition à la Commission. Monsieur Desjardins siège notamment au comité exécutif de la Commission. En 2009-2010, en continuité de l’année précédente, la Commission contribue notamment à l’identification et la mise en œuvre de solutions liées au maintien et la progression du niveau de vie des Québécois. Quatre grandes orientations structurent son action, dont les deux premières sont également à la base du plan d’action d’Emploi-Québec soit celles de contribuer à l’amélioration de la productivité et de favoriser l’augmentation du taux d’emploi. À cet égard, la Coalition n’a eu de cesse, au cours des dernières années, de faire valoir la complémentarité de ces deux orientations et de démontrer que l’intégration en emploi des personnes éloignées du marché du travail contribue directement à l’atteinte de ces deux objectifs.
Pour mener à bien ces travaux, la CPMT dispose de quatre groupes de travail permanents. Les groupes de travail sont mandatés par la Commission afin de lui faire des recommandations en vue de ses prises de décision. Leurs mandats sont révisés annuellement par la Commission en fonction de ses défis et priorités.
Groupe de travail sur la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre
Ce groupe de travail se préoccupe de la conformité de l’application de la loi et de ses règlements et veille à ce que les orientations de la Commission s’y reflètent. Il s’assure de l’élaboration et de l’application des programmes du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et de son plan annuel d’affectation des ressources en lien avec les orientations de la Commission. Il transmet notamment ses recommandations concernant les demandes de subvention en matière d’intervention sectorielle, de mutuelles de formation et de recherche appliquée.
Historiquement, les représentants de la Coalition à ce groupe de travail ont plaidé en faveur du développement des mutuelles de formation, efforts qui se sont concrétisés au fil des ans dans les programmes du Fonds de développement de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et qui ont trouvé écho dans les sommes dévolues aux mutuelles dans le Pacte pour l’emploi. Quant aux priorités établies pour les programmes du Fonds, la Coalition a toujours insisté sur l’importance de l’alphabétisation, de la formation de base et de la francisation; approche également préconisée aujourd’hui par la Commission.
Groupe de travail sur l’apprentissage en milieu de travail
Ce groupe de travail poursuit la mise en œuvre du Cadre de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre et en suit l’opérationnalisation, tout en suscitant le développement d’orientations complémentaires. Il examine également les projets en lien avec le cadre soumis à la Commission par les comités sectoriels de main-d’œuvre et émet des recommandations relatives à l’attribution d’un financement pour l’élaboration d’une norme professionnelle. La Coalition a contribué à ces travaux en soutenant d’abord l’importance de reconnaître les compétences des travailleurs n’ayant pas de qualification reconnue, et ce, souvent liée à un apprentissage de leur métier s’étant déroulé à l’extérieur d’un cadre scolaire. Ce faisant, la Coalition reconnaît que les milieux de travail sont autant de lieux d’apprentissage permettant l’identification, l’évaluation et la reconnaissance des compétences qui y sont acquises. Si l’étape première a été «naturellement» de mettre en place les dispositifs de reconnaissance pour les travailleurs en emploi, au cours des deux dernières années, la Coalition a également dirigé ses interventions vers l’accès aux travailleurs sans emploi. Des projets pilotes qui sont actuellement en cours nous permettront de mieux saisir les défis et opportunités d’une telle approche.
Groupe de travail sur la formation continue
Ce groupe de travail conseille la Commission quant aux priorités, orientations et décisions à privilégier en matière de formation continue. À cet effet, il a contribué à l’établissement des priorités du prochain plan d’action de la Politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue et assurera à terme un suivi. Enfin, il guide, entre autres, la Commission sur les actions favorables au rehaussement de la formation de base en emploi.
Certes, la Coalition a soutenu l’importance de faire de la formation de base une «priorité nationale» dans le prochain plan d’action de la Politique. Parallèlement, et de manière plus générale, nous soutenons également l’importance d’une reconnaissance effective de la multiplicité et de la diversité des lieux de formation. À cet égard, dans le contexte économique et démographique qui nous attend et qui fera de la formation et de la qualification une clé quasi incontournable du marché du travail, les représentants de la Coalition à ce groupe de travail devront à la fois faire valoir le travail de formation réalisé dans les organismes communautaires tout en poursuivant la réflexion sur l’évolution du rôle du milieu communautaire en matière de formation continue.
Groupe de travail sur les mesures et services d’Emploi-Québec liés
à la Loi 150
Ce groupe de travail agit en conformité avec les responsabilités prévues à la Loi sur le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et sur la Commission des partenaires du marché du travail. Son but est d’assurer la cohérence des interventions en matière de développement de la main-d’œuvre et de l’emploi. À cet égard, il soutient la Commission dans des décisions relatives à la mise en œuvre et à la gestion des mesures et des programmes relevant du ministre. Ce groupe de travail assure la prise en compte des préoccupations et de la contribution des partenaires du marché du travail dans l’évolution et la révision des mesures et des services d’emploi, notamment dans le contexte de la vision organisationnelle d’Emploi-Québec.
Au cours des dernières années, la Coalition a déployé beaucoup d’énergie pour susciter la détermination d’orientations générales en matière d’accompagnement. Soutenant que les démarches d’insertion vers l’emploi devaient être perçues dans leur globalité, nos représentantes ont su faire en sorte que les orientations fixées reconnaissent la complexité du travail des organismes. Celui-ci vise non seulement à faciliter l’accès à l’emploi à des personnes fortement défavorisées sur ce plan, mais également et surtout, à favoriser leur maintien durable en emploi. À cet égard, outre l’accompagnement des personnes, c’est le rôle même des organismes vis-à-vis d’Emploi-Québec qui a fait l’objet de réflexions qui se sont maintenant discutées au Forum national Emploi-Québec/Ressources externes.
Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire
La Coalition s’implique très activement au Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC). Depuis l’automne 2007, le directeur de la Coalition, monsieur Martin Frappier occupe le poste de président du conseil d’administration du CSMO-ÉSAC.
Le CSMO-ÉSAC se préoccupe de valoriser les métiers et professions et de favoriser l’accès au financement pour la formation et le développement de la main-d’œuvre du secteur communautaire et de l’économie sociale. Le comité sectoriel travaille également à créer des outils de formation ainsi qu’à offrir soutien et accompagnement aux regroupements qui souhaitent effectuer des diagnostics sous-sectoriels de main-d’œuvre et de besoins de formation.
Institut de coopération pour l’éducation des adultes
Depuis déjà de nombreuses années, la Coalition travaille en étroite collaboration avec l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) sur de nombreux dossiers dont, au premier titre, la reconnaissance des compétences génériques et la politique gouvernementale de formation continue et d’éducation des adultes. Depuis l’automne 2007, le directeur de la Coalition, monsieur Martin Frappier, occupe le poste de vice-président du conseil d’administration de l’ICÉA et siège au Comité national de coordination de la Semaine québécoise des adultes en formation.
Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS)
La Coalition participe également aux activités de l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS) au sein du groupe de travail sur les services aux personnes. Des chercheurs en provenance de l’Université du Québec à Montréal, de l’Université de Montréal, de l’Université du Québec en Outaouais, de l’Université de Sherbrooke et de l’Université du Québec à Chicoutimi participent aux travaux du comité. La Coalition alimente également les chercheurs sur des dossiers d’actualité qui touchent ses membres et qui peuvent éventuellement faire l’objet de recherches plus poussées.
Rendez-vous québécois de la solidarité
Dans le cadre de l’élaboration du deuxième Plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO) a participé au Rendez-vous national de la solidarité organisé par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Sam Hamad.
Lors de cette journée, la Coalition a mis de l’avant qu’en matière de lutte à la pauvreté, les questions relatives à l’emploi ne peuvent et ne doivent surtout pas être désincarnées d’autres considérations incontournables et liées, de façon intrinsèque, aux conditions de vie des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion. Au cours des prochains mois, la Coalition suivra l’évolution des consultations dans chacune des régions du Québec.
Mémoire du droit associatif
En mars dernier, dans le cadre de la consultation sur la réforme du droit des associations personnalisées, lancée par le ministère des finances, les réseaux membres de la Coalition ont déposé un mémoire afin de contribuer à mener cette réforme vers un projet de loi issu des valeurs des organismes communautaires de notre secteur. Considérant le document de consultation comme étant incomplet, éloigné des valeurs fondamentales du milieu communautaire et inapte à démontrer de quelle manière cette réforme pourrait être traduite en projet de loi, la COCDMO a recommandé le dépôt public de la consultation ainsi que la tenue d’une commission parlementaire élargie sur le futur projet de loi afin que tous les intervenants concernés puissent se prononcer sur un projet de loi exhaustif, complet et adapté aux besoins des associations personnalisées.
