Historique

La Coalition possède une histoire en lien avec la conjoncture historique et politique du marché du travail au Québec. Voici un bref rappel historique des événements qui ont conduit aux actions et à la reconnaissance de la Coalition comme acteur à part entière du développement de la main-d’oeuvre au Québec.

  • 1991
    Le gouvernement du Québec publie, en réponse aux mesures fédérales, l’énoncé de la politique sur le développement de la main-d’oeuvre Partenaires pour un Québec compétent et compétitif. Celui-ci préconise la création de la Société québécoise de développement de la main-d’oeuvre (SQDM). La stratégie québécoise propose notamment l'instauration d'un véritable partenariat par la création d'une société qui doit bénéficier d'une large autonomie, grâce au raffermissement de l'approche sectorielle et l'imbrication des politiques et des interventions en matière de main-d’oeuvre avec celles du développement régional et de l'emploi. Les dirigeants patronaux et syndicaux délaissent la Conférence permanente sur l'adaptation de la main-d’oeuvre pour siéger au conseil d'administration de la SQDM.
  • 1992
    Le milieu communautaire, préoccupé par le développement de la main-d'oeuvre, s'organise et forme une coalition pour le repésenter. En novembre 1992, suite à plusieurs présentations devant la Commission parlementaire traitant de la création de la SQDM, le milieu communautaire obtient un siège au sein du conseil d'administration de la SQDM dans la catégorie main-d'oeuvre. C'est la Coalition des organismes communautaire pour le développement de la main-d'oeuvre (COCDMO) qui est alors reconnue comme mandataire du milieu communautaire. Dans les années qui suivront, elle poursuivra se représentation auprès de plusieurs instances, notamment lors du sommet économique de 1996.
  • 1997
    Le 21 avril 1997, suite à la ratification de l'Entente Canada-Québec sur le partage des responsabilités en matière de main-d’oeuvre, le gouvernement du Québec adopte la Politique active du marché du travail (PAMT) qui donne naissance à Emploi-Québec, une unité autonome de services remplaçant la SQDM. S'en suit une restructuration complète des services publics d'emploi. Le conseil d'administration de la SQDM devient la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) avec l'adoption de la loi créant le Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Le milieu communautaire, par le billet de la Coalition, obtient d’abord deux sièges à la CPMT, puis un troisième, suite à l'adoption de la Loi sur le soutien au revenu et favorisant la solidarité sociale. De plus, la Coalition reçoit deux sièges à chacun des Conseils régionaux des partenaires du marché du travail (CRPMT) afin de représenter adéquatement les populations marginalisées et exclues dans toutes les régions du Québec.
  • 1998
    à
    2008
    La Coalition travaille à différentes questions touchant l'emploi et la formation au Québec. Elle participe, par ses différentes propositions et recommandations, aux débats sociaux et consultations publiques entourant les réformes et politiques du gouvernement. Parmi ceux-ci, soulignons notamment le projet de loi C-12 sur la réforme de l'assurance-chômage, le projet de loi 86 sur le soutien du revenu et favorisant l'emploi et la solidarité sociale, loi qui sera remplacée plus tard par la loi sur l'aide aux personnes et aux familles. De plus, la COCDMO participera aussi aux travaux entourant le projet de politique d'éducation des adultes dans une perspective de formation continue ainsi qu'au rapport de la mise en oeuvre de la loi 90, favorisant le développement de la main-d'oeuvre.
  • 2009
    Aujourd'hui, la Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’oeuvre est plus active que jamais et participe pleinement aux différentes instances liées au marché du travail, dont au premier titre la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). En collaboration avec ses partenaires, la Coalition poursuit toujours l’objectif de promouvoir et défendre les intérêts des personnes exclues ou éloignées du marché du travail. Elle tend également à mieux faire connaître le travail des organismes communautaires impliqués dans la formation et le développement de la main-d’oeuvre. Dernièrement, une entente entre la Coalition et plusieurs de ses réseaux membres a formalisé le rôle central de porte-parole que joue la Coalition quant aux préoccupations partagées par les organismes de développement de la main-d’oeuvre et les réseaux qui les représentent.